Si cela n'avait rien d'officiel, aujourd'hui, le divorce entre la presse et José Mourinho est bel et bien consommé. Après la révélation de l'altercation entre le technicien portugais et un journaliste de Radio MARCA, les hommes de presse espagnol sont montés au créneau et n'ont pas ménagé leurs mots à l'encontre de l'entraîneur du Real Madrid. Le ras le bol semble total. Le premier à s'être offusqué de l'attitude du Portugais est le directeur de la rédaction du quotidien espagnol AS, Alfredo Relano. Malgré la proximité historique de sa publication avec le Real Madrid, ce dernier n'a pas hésité à écorcher l'image de Mourinho. "Sa manière fatigante de diriger et son attitude continuellement provocatrice ont fini par épuiser ses propres joueurs." s'indigne-t-il. Un sentiment partagé par Marca, l'autre quotidien. Selon lui, Mourinho serait le principal responsable des déboires actuels du champion d'Espagne en titre et gangrènerait le vestiaire madrilène par son management. "Avec lui, on ne parle que de disputes, de punitions et de manque de confiance. Le foot semble occuper le dernier rang dans les priorités." écrit le journal.
Il y a quelques mois, le jeu médiatique de José Mourinho était certes décrié pour son côté provocant mais était souvent posé en exemple. En effet, en jouant ainsi avec la presse, le Portugais attirait l'attention permettant à son groupe de se préparer dans la sérénité la plus absolue. Cette capacité à capter l'attention des médias est, aujourd'hui, pointée du doigt et décriée. Pour Marca, cette attitude ne relèverait que d'un certain égocentrisme et d'une forme d'impérialisme. "Les joueurs ne font l'actualité que quand Mourinho en montre certains du doigt." assure-t-il.
Un procès d'intention qui traduit le malaise latent entre l'ancien de Porto et l'orgueilleuse presse ibérique. La guerre ne fait que commencer.
Christopher Buet