• Un héros nommé Ayew

    Entre deux équipes en difficulté, on s’attendait à un match équilibré. Pari réussi. Sauf qu'un diable de Ghanéen est passé par là...

    Le septième de Série A contre le cinquième de Ligue 1, à priori plus une affiche d’Europa League que de Ligue des Champions. Et pourtant… alors ça a donné quoi cet OM-Inter ?  Globalement une rencontre ouverte, des espaces et Brandao sur le terrain.  Que du bonheur en somme.  Première enseignement : les marseillais peuvent compter sur un gardien de haut niveau. Forlan le confirmera. Même à cinq mètre des bois, il est possible de rater un but. Surtout quand la claquette de Mandanda passe par là (11e).

    En deuxième mi-temps, Claudio Ranieri, non content de voir Zanetti battre le record du 100m sur chacune de ses courses (tout cela à 38 ans !), décide de sortir Maicon pour Nagatomo. Histoire de montrer à Valbuena qu’on peut courir vite et ne pas se plaindre à chaque contact. Finalement, entre Zarate doté d'une grinta made in argentina et un lutin jamais à court de gesticulation, l’arbitre a bien été obligé de sortir quelques biscottes. L’ex-laziale, Stankovic ou Diawara en ont fait les frais.andre-ayew-exulte

    Coté intéristes, le fantôme de Forlan commence à retrouver des couleurs. Sur le pré, l’Uruguayen s’est démultiplié sur le front de l’attaque. Pas trop aidé par Sneijder. Le batave a peiné au Vélodrome mais ces rares fulgurances, comme cette extérieur-caviar pour Nagatomo (82e) aurait mérité mieux. Et laisse augurer des jours meilleurs.

    Autre leçon à tirer de ce match aller : Samuel-Lucio, c’est lent, mais ça saute haut. De la tête, l’axe défensif interiste est souverain. Surtout avec Brandao sur le dos. Moins face à André Ayew qui  attends le dernier quart d’heure pour prendre le relai de son copain brésilien et placer trois coup de casques dans la surface. Sans réussite. Le quatrième est le bon. Le Ghanéen s’arrache devant un Chivu en retard et donne la victoire à son club sur un corner de Cheyrou (93è). Le Vélodrome peut exulter.

    Que retenir de ce premier round ? Pour Deschamps et ces hommes, c’est certain : ils peuvent aller à Milan avec des certitudes sur leur défense. Et nul doute que dans quinze jours, le retour de Loïc Rémy sera accueilli avec soulagement par le staff marseillais. Mal-récompensé, les nerazzurri auront eux sûrement à cœur de sauver leur saison. Toujours avec Ranieri sur le banc ? Pas sûr…

    Nicolas Sarnak


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