• Stade de France : Jusqu’au bout de l’ennui

    Lyon et Marseille se retrouvaient samedi 14 avril au Stade de France pour la finale de la Coupe de la Ligue. Une affiche prometteuse mais un piètre match. Décalage était à Saint-Denis pour cette purge footballistique.

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    L'avant match: le moment de folie de cette finale de Coupe de la Ligue.

    « Dans quelques instants vous allez voir du spectacle ! » Au début on y a cru, à cette annonce du speaker du Stade de France qui faisait la promo de l’évènement. Mais on a bien vite déchanté. A la mi-temps de cette finale de Coupe de la Ligue 2012, le panneau d’affichage était sans appel : 0 tirs, et donc, par voie de conséquence, aucun tir cadré. Une bien ennuyante soirée pour les supporters.

    Pourtant, tout commençait bien. Les supporters lyonnais et marseillais étaient au rendez-vous et se chambraient plus ou moins cordialement aux abords du stade. Le match des tribunes – bien plus passionnant que le spectacle donné par les joueurs – était remporté haut la main par les phocéens. Et pour cause, les trois quarts du Stade de France (par ailleurs, presque plein) étaient bleu ciel et blanc. Cependant, les lyonnais avaient emmené plus de drapeaux et étaient donc supérieurs sur le plan esthétique, visuel. D’ailleurs, quelqu’un a-t-il pensé à signaler au groupe de supporters marseillais « Commando Ultra 84 » que leur banderole était à l’envers ?

    Niveau sportif, l’Olympique de Marseille avait certainement plus de pression car le club se devait de sortir d’une série noire de 11 matchs sans victoire toutes compétitions confondues. En plus de disputer la dernière chance d’accrocher l’Europe et, ainsi, de sauver sa saison. On pouvait s’attendre à une forte démobilisation des supporters en guise de protestation, mais il n’en était rien. Tout du moins au début, car les innombrables déchets techniques, les fautes (environ une toute les deux minutes) et surtout l’absence totale d’action en 55 minutes ont vite refroidi les supporters phocéens.

    Dépités, ils ne sifflaient même plus lorsqu’un lyonnais faisait faute sur un joueur marseillais. Heureusement que les rhodaniens étaient là pour mettre de l’ambiance, sinon on aurait eu droit à un Stade de France muet, en deuil, dont le silence aurait été rompu par les quelques bruits de pétards provenant çà et là du kop marseillais. On se divertissait comme on pouvait en cette fraiche soirée soporifique.

    « Un bon match de merde. »

    A la mi-temps, les spectateurs rivaux lyonnais et marseillais sont au moins d’accord sur une chose : « On est dans le même bateau,  c’est un bon match de merde. » Dans les tribunes de Saint-Denis, tous espèrent une seconde mi-temps d’un tout autre niveau que la première. En même temps, c’était assez difficile de faire pire.

    Malheureusement, le match recommence avec les mêmes ingrédients avariés. A part aux alentours de la 60e minute, où les cinq minutes explosives du match ont réveillé toutes les tribunes…. Avant de se rendormir jusqu’à la fin du match et de signer une bronca grondante et prévisible. Alors qu’on se dirigeait vers une soirée allongée jusqu’aux tirs au but, Brandao délivre les marseillais et leurs supporters d’une action inattendue à la fin de la première mi-temps de la prolongation. Jamais une action n’a aussi bien porté son nom.

    Les supporters lyonnais ne cesseront d’y croire pendant le quart d’heure restant à jouer. Les premiers d’entre eux commenceront à quitter le stade à la 110e minute. En priant certainement pour un meilleur match – et une meilleure issue – le 28 avril lors de Lyon - Quevilly dans ce même Stade de France en finale de la Coupe de France. Du côté de leurs homologues marseillais, au moment de la remise de la Coupe, la majorité des supporters de l’OM avait vite oublié les 120 minutes laborieuses passées. Comme nous le disions précédemment, ce titre sauve la saison du club. Peu importe la manière dont il a été obtenu, visiblement.

    Au final, le seul spectacle que l’on retiendra de cette soirée c’est l’apparition de deux jambes, deux mains et de la Coupe de la Ligue géantes peu avant le coup d’envoi (photo). Suscitant d’abord l’incompréhension – le speaker annonçait « une simulation du match » - ce fut une animation originale et forte en couleur. Le tout accompagné de  bien jolies pom-pom girls que les caméramen du Stade de France on eu le plaisir de filmer, avec notamment des gros-plans sur leur… short. On se divertissait comme on pouvait, on vous dit.

    Raphaël Hudry


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