• 300px-Volleyball_(indoor)_pictogram.svg

    london_2012_logo

    C’est quoi ? Créé en 1895, le volley-ball va connaître un essor rapide aux Etats-Unis et se démocratise dès le début du XXème siècle. Dans sa version originelle, le volley-ball consistait juste à se renvoyer la balle au dessus d’un filet, le tout avec une dépense minimale d’énergie physique. Ce n’est qu’en 1916 qu’une révolution s’opère avec l’introduction de la notion d’attaque. Cette révolution est suivie d’une seconde quatre ans plus tard avec la mise en place de la règle des « 3 touches » obligeant les équipes à ne disposer que de trois touches de balle avant de devoir terminer leur action et renvoyer la balle de l’autre côté du filet. S’il gagne en notoriété en Amérique du Nord, avec son adoption par le Canada dès 1900, le volley n’est guère connu outre Atlantique. Indirectement, c’est la guerre qui va l’aider à se développer au-delà des mers. Ainsi en 1919, des ballons sont distribués aux forces armées américaines et aux alliés. Le volley-ball devient international.

    Pour faire simple, le volley-ball est un sport collectif voyant s’affronter deux équipes composées de 6 joueurs. Parmi eux, différents rôles sont attribués. On retrouve, ainsi, des attaquants, un pointu (qui est souvent considéré comme l’attaquant de référence), des passeurs chargés de servir les premiers cités et un libéro dont la fonction est d’assurer la réception sur services adverses et la défense. Ce dernier est le premier relanceur de l’équipe. Un match de volley-ball se dispute au meilleur des 5 sets. Chaque set est remporté par la première équipe atteignant 25 points (deux points d’écart minimum). En cas d’égalité à 2 manches partout, la cinquième se dispute en 15 points et est appelé tie-break. Aux Jeux Olympiques, l’épreuve de volley-ball est organisée sous la forme d’un tournoi. A Londres, douze équipes seront répartis dans deux groupes de 6. Les huit meilleurs de cette première phase s’affronteront dans une seconde à élimination directe comprenant quarts de finale, demi-finale et finale.

    Rétro 2008 : Un match Brésil - Etats-Unis. La chose est suffisamment rare pour être soulignée mais à pékin les compétitions de volley-ball féminine et masculine se sont résumées à un duel entre le Brésil et les Etats-Unis. Le premier épisode a lieu chez les femmes. Bien qu’inexpérimentées, ce sont les Brésiliennes qui remportèrent le titre aux dépends de leurs adversaires américaines, 3 sets 

    Sacre USA

    à 1 au terme d’une finale maitrisée de bout en bout. Auteur d’un tournoi absolument parfait qui ne vit perdre qu’un set (en finale), le Brésil entrait dans l’histoire en remportant sa première médaille d’or olympique chez les filles. Un exploit dans discipline dominée jusqu’alors par les Chinoises et les Russes. Chez les hommes, la donne était différente. Grandissimes favoris, les Brésiliens visaient à Pékin la conquête d’un second titre olympique consécutif après celui conquis à Athènes en 2004. Face à eux les Américains faisaient leur retour dans les hautes sphères du volley mondial, sphères quittées depuis plus d’une décennie déjà. Le début de match était à l’avantage des double Champions du Monde en titre qui faisaient respecter la logique en remportant le premier set (25-20). Pourtant la belle mécanique « auriverde » allait se gripper. Réaction d’orgueil ou relâchement adverse, les Américains démarraient tambours battant le second set menant rapidement 8-1. Un avantage qu’ils allaient conserver jusqu’à la fin du set et égaliser à une manche partout (25-22). La confiance venait de changer de camps. Galvanisés, les Américains remportaient les deux sets suivants et devenaient Champions Olympiques, une première depuis 1988. Le Brésil, lui, était sonné. Entre surprises et découvertes, Brésiliens et Américains ont fait le show en Chine.

    La Star : Giba, la légende. Il n’est probablement plus le joueur qu’il fut mais il demeure l’un des meilleurs volleyeurs du monde et sans doute le plus grand de l’histoire de ce sport. A 35 ans, Gilberto Amaury de Godoy Filho dit Giba possède toujours cet aura réservé au plus grand. 

    Giba

    Attaquant d’exception, du haut de mètre quatre-vingt quatorze, il a martyrisé les défenses du monde entier. En club, après avoir débuté dans son Brésil natal, il choisit l’Europe à 24 ans pour s’émanciper. Il débarque alors en Italie où son talent unique est repéré. Après 2 ans au club de Ferrare, il rejoint le géant Cuneo. Il y restera quatre ans. Mais Giba s’est avant tout construit sa légende au sein de l’équipe nationale du Brésil. Il incarne ainsi le Brésil triomphant avec lequel il remporta deux titres olympiques en 2000 et 2004, mais aussi trois couronnes mondiales (2002, 2006, 2010) sans oublier 8 Ligue Mondiale entre 2001 et 2010. A 35 ans, le natif de Lodrina dans le Sud du Brésil est un attaquant de légende et un volleyeur d’exception qui disputera à Londres ses derniers Jeux Olympiques.

    L’équipe à suivre : La Serbie, l’envol de l’aigle ? C’est une incongruité comme seuls les quotas olympiques pouvaient nous l’offrir mais que la Serbie a heureusement corrigée. Championne d’Europe en titre, la Serbie a du passer par les tournois de qualification olympique pour rallier Londres, la faute à une Coupe du Monde ratée. Toutefois, l’équipe emmenée par le talentueux Filipovic est parvenue à ses fins et sera bien présentes sur les bords de la tamise où sa jeunesse aura a cœur de bien figurée. Nation émergente du volley-ball mondial, la Serbie entend bien jouer les troubles fête au milieu des Brésiliens, Russes et autre Bulgares.

    La France : N’ayant pas réussi à se qualifier lors des diverses compétitions internationales de la dernière olympiade, la France ne participera pas tant chez les hommes que chez les femmes au tournoi olympique.

    Bon à savoir : Si le volley moderne a été inventé en 1895, on trouve trace d’un sport similaire au Moyen-âge. Ce dernier se disputait entre deux équipes composées de 5 membres chacune.

    Le chiffre : 52. En se qualifiant pour les Jeux Olympiques de Londres, l’été prochain, l’équipe féminine de volley turque a mis fin à 52 ans de disette collective de son pays.

    L’histoire : En 1891, le Basket-ball voit le jour derrière les murs et sur les parquets de l’Université de Springfield dans le Massachusetts (Etats-Unis). William G Morgan qui a assisté à cette naissance, trouve que ce sport n’est pas adapté à toute la population. Aussi en 1895, ce professeur d’éducation physique décide de proposer une alternative au basket-ball destinée aux personnes âgées. C’est dans cet esprit que nait la « mintonette ». C’est à l'International YMCA Training School (aujourd'hui appelé Springfield College) où officie le professeur Morgan que ce sport se développe. Là, il sera très rapidement rebaptisé par un observateur, Alfred Halstead, et prendra le nom de « volley ball » en raison de la nature de son jeu consistant à renvoyer un ballon au dessus d’un filet. Ainsi vu le jour le volley-ball.

     

    Christopher Buet


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique