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    C’est quoi : Le tennis est l’un des sports les plus célèbres au monde à l’heure actuelle. Cependant son histoire olympique a été largement contestée. En 1896 pour la première édition, seul 13 joueurs de 7 nations différentes participent à l’évènement. Malgré un relatif succès depuis son introduction, le tennis quitte le giron olympique au lendemain des Jeux Olympiques 1924 organisés à Paris. Si le tournoi est un succès, les relations entre le CIO et la Fédération Internationale de Lawn-Tennis sont exécrables. Les deux organisations sont, en effet, en désaccord sur les règles de l’amateurisme entourant le tennis. Mais ce qui va pousser à la rupture est la demande par le CIO de supprimer le tournoi de Wimbledon en année olympique, le Grand Chelem britannique se déroulant une semaine en amont de l’épreuve olympique et retenant de trop nombreux champions. Cette requête est celle de trop. La rupture est consommée.  Il faudra dès lors attendre 64 ans pour revoir des joueurs s’échanger la petite balle jaune sur un court sous l’impulsion de Philippe Chatrier, alors président de la FIT (Fédération Internationale de Tennis).

    Pour pouvoir prétendre participer à l’épreuve olympique, les joueurs doivent impérativement disputer la Coupe Davis chez les hommes ou la Fed Cup chez les femmes. Ces épreuves par équipe sont la condition indispensable à une éventuelle sélection.

    Rétro 2008 : En août 2008, le tennis masculin est assujetti au règne majestueux de Roger Federer. Depuis 2004, le Suisse domine outrageusement le circuit ATP. Détenteur de 12 titres du Grand Chelem, le Baloîs se présente en favori à l’heure de disputer le tournoi olympique à Pékin. Mais l’histoire olympique de Federer est compliquée. Déjà favori 4 ans plus tôt, il avait été sorti au second tour par le tout jeune Tchèque Tomas Berdych (19 ans). A Pékin où il a fêté son 27ème anniversaire le jour de la cérémonie d’ouverture, il trébuche à nouveau, cette fois en quart de finale face à l’Américain James Blake. Défait, il quitte le tournoi et voit la victoire de son illustre rival l’Espagnol Rafaël Nadal. Ce dernier, vainqueur de son 4ème Roland Garros consécutif en juin et de la mythique finale de Wimbledon en juillet face à Federer, dispose sans forcer son talent du Chilien Fernado Gonzalez et son immense coup droit en 3 sets (6-3 7-6 6-3) et décroche la médaille d’or pour un fabuleux triplé inédit lui offrant la première place mondial. Novak Djokovic complète le podium.

    Bien qu’éliminé en simple, Federer continue son aventure pékinoise en double. Associé à Stanislas Wawrinka, il remporte le tournoi et glane ainsi le titre olympique. Un titre célébré par cette danse devenue célèbre voyant Federer se pencher sur Wawrinka allongé et lui capter son énergie en se frottant les mains.

    Chez les filles, le titre revient à la Russe Elena Dementieva qui s’impose en finale face à sa compatriote Dinara Safina. Vera Zvonareva s’adjuge pour sa part la médaille de bronze pour un podium au fort accent russe. Le double féminin échoie lui aux Etats-Unis et aux sœurs Williams.

    Les Français : Il n’y en a pas un mais bien 4. Les mousquetaires représenteront les meilleures 

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    chances françaises lors du tournoi olympique. Si on ne sait encore qui représentera la France, selon toute vraisemblance, il devrait s’agir de Jo-Wilfried Tsonga. S’il ne se blesse pas le Manceau, bien installé dans le 10 mondial, représente l’atout numéro 1 de la France. S’il venait à faire défaut, Gaël Monfils, richard Gasquet ou Gilles Simon le seconderaient. Chez les femmes, Marion Bartoli ne devrait pas pouvoir représenter la nation du côté de Londres, la faute à ses absences répétées en Fed Cup. Le choix devrait donc se reporter sur Alizée Cornet, Pauline Parmentier ou Aravane Rezaï. Cette dernière apparaitrait même favorite si elle venait à retrouver son niveau de 2009.

    La Star : Novak Djokovic. Quoi ? Ce n’est pas Federer ou Nadal ? En effet, depuis 2011, le Serbe plane sur le circuit avec des stats proprement stratosphériques dignes des grandes années 

    tennis

    à Federer. Avec 4 titres du Grand Chelem sur 5 possibles (en attendant Roland Garros en juin et Wimbledon en juillet) et seulement 6 défaites depuis janvier 2011, Djokovic se pose en véritable épouvantail du tournoi olympique de Londres. Il devra toutefois se méfier de Rafael Nadal, jamais aussi fort que dans l’adversité et motivé par la défense de son titre acquis il y a 4 ans à Pékin. Il ne faut également pas oublier Roger Federer. A Londres sur le gazon de Wimbledon, dans ce jardin qui l’a consacré 6 fois, le Suisse a là une occasion unique de se parer d’or en simple. Autre sérieux prétendant, le quatrième de la bande, l’Ecossais Andy Murray. A la maison et soutenu par tout un peuple, le Britannique aura eu le temps de fourbir ses armes en juillet pour qui sait décrocher le graal olympique en août.

    Les joueurs et joueuses à suivre : Ils sont nombreux mais pourtant une poignée se détache à l’heure de définir les réels valeurs sûrs, hors stars, lors de ce tournoi olympique. Chez les 

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    femmes, si Kim Clijsters attirera l’œil à l’instar de Maria Sharapova, c’est bien du côté de Petra Kvitova et Victoria Azarenka que les regards devront se porter. La première n’est autre que la vainqueur de Wimbledon 2011, là même où se déroulera le tournoi olympique. Avec son jeu osé de gauchère et sa puissance, elle ne devrait pas être loin de décrocher le Graal. Comme Victoria Azarenka. La droitière bélarusse jouit en 2012 de certitudes nouvelles, magnifiées par une victoire convaincante à l’Open d’Australie en janvier et une place de n°1 mondiale. Une finale entre les deux jeunes femmes (21 et 22 ans) aurait assurément du cachet. Attention également à Serena Williams ou Andrea Petkovic, redoutables outsiders. Du côté des garçons, on voit mal qui pourrait s’immiscer dans la lutte incestueuse que se livre les 4 solistes du classement ATP. Néanmoins, il faudra suivre de près le jeune Tomic et son jeu atypique appelé à déranger ou encore le retour en forme de Juan Martin Del Potro. La « tour de Tanduil » possède cette puissance qui pourrait faire vaciller les ténors.

    L’histoire : Jonh Boland, la légende d’un touriste. L’une des belles histoires de ce tournoi olympique de tennis est à trouver à son commencement lors de la première édition de celui-ci en 1896. Né le 16 septembre 1870 aux Royaume-Uni, ce n’est que par un auguste hasard qu’il va participer à l’épreuve de 1896. Alors qu’il va rendre visite à son ami Thrasyvoalos Manaos à Athènes où se tiennent les Jeux Olympiques, il se voit inscrit par ce dernier, par ailleurs membre du Comité organisateur, à l’épreuve du simple messieurs de tennis. Rien de renversant pense-t-on. Mais là où l’histoire prend toute sa dimension, c’est lorsque Boland parvient à remporter la médaille d’or et à devenir le premier champion olympique de l’histoire du tennis aux dépends du Grec   Dionysios Kasdaglis. Loin de se contenter de ce titre, il participe à l’épreuve du double qu’il remporte également aux côtés de l’Allemand Friedrich Traun. Venu en visite de son ami, John Boland repart d’Athènes auréolé de deux titres de champion olympiques de tennis. Ses seuls faits d’armes puisque l’Irlandais embrassera par la suite une brillante carrière politique qui le mènera jusqu’au Parlement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande.

     

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    Christopher Buet

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