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    C’est quoi ? Inutile de vous rappeler ce qu’est le football, sport mondialement populaire et connu qui voit s’affronter deux équipes de 11 joueurs dont l’objectif est de marquer plus de buts que l’adversaire au terme des 90 minutes que compte un match. Plus intéressant, le football masculin aux Jeux Olympiques n’est disputé que par les joueurs ayant moins de 23 ans, la faute à la surcharge des calendriers professionnels. Néanmoins, chaque sélection est en droit de sélectionner 3 joueurs plus âgés, chargés alors d’encadrer le groupe et de lui apporter leur expérience. A Londres, berceau du football, le football sera l’une des épreuves phares de la quinzaine olympique s’étalant du 25 juillet au 17 août. Une phase de poule opposant les 16 équipes masculines dans 4 groupes de 4 équipes et les 12 féminines (3 groupes), devancera une phase éliminatoire entre les 8 meilleurs de la première phase qui conduira en deuxième semaine à la reconnaissance du nouveau champion olympique.

    Rétro 2008 : L’Argentine reste sur l’Olympe pour 4 nouvelles années. Aux dires des observateurs, personne n’aurait cru qu’elle puisse rééditer l’exploit d’Athènes avec 6 victoires en autant de matches et un but encaissé. Pourtant, l’Argentine a prouvé en remportant les Jeux Olympiques de Pékin que leur sacre quatre ans plus tôt n’était pas fortuit.

    Auteur d’une première phase sérieuse marquée par trois victoires contre la Côte d’Ivoire (2-1), l’Australie (1-0) et la Serbie (2-0), l’Albiceleste s’est montré plus brillante en phase éliminatoire. Emmenée en prolongation par une accrocheuse équipe des Pays-Bas et sauvée par un but d’Angel Di Maria, révélation du tournoi, la sélection argentine délivra son match le plus abouti en demi-finale. Opposée au rival honni brésilien, les équipiers d’Aguero, intenable et décisif, ne connurent aucune difficulté pour en venir à bout, se permettant même de leur administrer une fessée mémorable (3-0). En finale, l’Argentine bénéficia de la mansuétude du Nigéria qui tout heureux d’avoir déjà atteint la finale, ne parvint pas à inquiéter le bloc Albiceleste et vit Di Maria inscrire le seul but de la rencontre. Outre Messi et ses coéquipiers, le Nigéria aura illuminé ce tournoi olympique par sa joie de vivre et l’enthousiasme de ses footballeurs. Dans un autre registre, le Brésil a, lui, aussi marqué la compétition. Malgré ses stars, Ronaldinho, Pato et autre Robinho, la sélection auriverde doit se satisfaire d’une décevante médaille de bronze, loin des rêves dorés brisés par le voisin Argentin en demi-finale.

    Les Français : Merci les filles ! Grâce à leur Mondial 2011 réussi en Allemagne (4ème), les Françaises auront l’honneur de défendre les couleurs du football français à Londres. Les coéquipières de Gaetan Thinney 

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    seront donc les seules représentantes du ballon rond puisque leurs homologues n’ont pas jugé bon de se qualifier. Aucune raison d’épiloguer ou de tergiverser. Bien que champion d’Europe Espoirs en titre, l’équipe de France masculine ne sera pas aux Jeux Olympiques cette édition encore. Voilà maintenant 16 ans qu’une nation floquée du drapeau tricolore n’a pas foulé une pelouse olympique. Il faut ainsi remonter à Atlanta 1996 pour retrouver trace d’une équipe de France olympique. Elle était entrainée par Raymond Domenech, connu aussi bien aujourd’hui pour avoir porté la France en finale du Mondial 2006 que pour avoir demandé la main de son Estelle en direct un soir de défaite face à l’Italie et d’élimination à l’Euro 2008, et se composait d’illustres anciens comme Robert Pires (Champion d’Europe 2000), Claude Makélélé (Finaliste Mondial 2006), Sylvain Wiltord (Champion d’Europe 2000) ou encore Vincent Candela (Champion du Monde 1998)  Cette équipe avait alors été éliminée en quart de finale par le Portugal.

    La Star : Neymar, la nouvelle étoile auriverde. C’est une lourde charge qui incombe au jeune attaquant de Santos. S’il en a l’étoffe, Neymar a pour mission de prendre la succession de Pelé et de ramener le Brésil au firmament d’un sport qui lui échappe depuis plusieurs années maintenant.

    A 20 ans tout juste, il se doit d’être l’étincelle et l’inspirateur d’un brésil que l’on veut de nouveau joueur, offensif et séduisant comme il le fut en 1970 sous l’égide du roi Pelé. L’opération séduction démarre à 

    Neymar

    Londres en cet été 2012. Devant le monde entier, Neymar sera le chef de file d’une sélection jeune et talentueuse. Dribbleur étourdissant doté d’une belle vitesse et d’un sens du jeu inné, ce technicien hors pair de 1.70m est une bénédiction du football, une pépite comme seul le Brésil en connaît.

    Mis en concurrence avec Lionel Messi, Neymar reste pour l’heure encore méconnu du grand public faute d’exposition du championnat brésilien et de la Copa Libertadores, compétitions où il sévit et qu’il a toutes deux remportées. Elu joueur de l’année en Amérique du Sud, de plus en plus cité en Europe, la nouvelle perle brésilienne se refuse pour l’heure à quitter son cocon pauliste et attend la Coupe du Monde 2014 au Brésil pour s’envoler vers l’Europe et son football.

    Reconnaissable entre mille, Neymar entrainera sa déjà célèbre crête du côté du Royaume-Uni. Pour beaucoup cet été sera l’occasion de découvrir un joueur au talent rare. Un talent qu’il espère mettre au service de son équipe pour remporter le titre olympique. Une médaille pour commencer une histoire que tout un peuple espère dorée. Pour cela, Neymar devra faire face à la redoutable Espagne, grande prêtresse du football moderne et du beau depuis près de 4 ans maintenant. Un défi à la hauteur du jeune homme qui a 20 ans ne rêve que d’une chose, côtoyer les étoiles, celles que tout le monde lui promet.

    L’équipe à suivre : L’Espagne. Marquer l’histoire encore et toujours. Telle sera la mission de cette équipe d’Espagne. C’est une incongruité qui fait presque figure de tâche au palmarès espagnol. Réputé pour ses équipes de jeune au potentiel toujours incomparable, la nation ibère n’a plus remporté les Jeux Olympiques, une compétition réservée aux moins de 23 ans, depuis Barcelone en 1992 (sa seule et unique victoire). En cet été 2012, l’Espagne fait figure de grande favorite de l’épreuve avec le Brésil de Neymar. Championne d’Europe en titre (2011), elle pourra s’appuyer, à Londres et selon toute vraisemblance, sur le même groupe qui l’avait conduit au triomphe européen face à la Suisse, tournoi auquel la France n’avait même pas participé alors qu’elle était tenante du titre. En effet, de l’autre côté de la Manche, le but de l’Espagne devrait être gardé par le jeune et talentueux David De Gea, portier de Manchester United. S’il n’est pas appelé pour l’Euro, Juan Mata sera également de la partie tout comme son compère au milieu, le barcelonais Thiago Alcantara. Le buteur de la sélection et joueur de l’Atletico Madrid, Adrian Lopez devrait lui aussi tenir sa place tout comme le basque Ander Herrera, pilier lors du dernier Euro espoir et véritable talent offensif. Une équipe taillée pour réaliser un grand parcours et dont le seul objectif sera de décrocher cette médaille tant attendue. Un sacre pour prolonger encore un peu plus la domination du football espagnole sur le monde du ballon rond.

    Bon à savoir : Peu ou pas s’en souviennent mais une seule finale olympique a du être rejouer pour déterminer le vainqueur. Il s’agit de la finale qui avait vu s’opposer l’Uruguay et l’Argentine aux Jeux Olympiques de 1928. Après un premier match soldé sur un score nul de 1-1 à Amsterdam et faute de prolongations ou de séance de tirs au but, les deux équipes se retrouvent 3 jours plus tard pour disputer une seconde rencontre.  Cette première finale 100% sud-américaine voit finalement la Celeste triompher face au voisin argentin par la grâce  de deux buts inscrits par Scarone en contre et par Roberto Figueroa contre un but de Luis Monti. Avec ce succès, l’Uruguay devint la seconde équipe à conserver son titre, après la Grande Bretagne.

    Uruguay 1928

    Le chiffre : 2400. C’est le nombre de ballons qui devraient être utilisés durant l’ensemble de la compétition olympique de football.

     

    Christopher Buet


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