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    C’est quoi ? Le canoë-kayak est une discipline olympique dont la particularité est que ses épreuves se disputent soit en canoë (pagaie simple), soit en kayak (pagaie double), en individuel ou en couple ou en quatuor mais surtout en eaux vives sur un plan d’eau artificiel dont le courant est généré ou en eau libre, sur une rivière ou un bras de mer.

    En eaux vives, on assiste, ainsi, à des slaloms : épreuves de vitesse contre le temps où il s’agit de passer à travers des portes dans un ordre précis et ce dans le laps de temps le plus court. Des pénalités de temps sont comptabilisées dès lors que l’on touche une porte (2s) ou qu’on en rate une (50s) Des demi-finales sont organisées dans un premier temps afin d’établir une première sélection, puis les meilleurs temps s’affrontent en finale. On dénombre seulement 4 épreuves de slaloms : C1, C2, K1 pour les hommes et K1 pour les femmes.

    En eau libre, les courses organisées sont des épreuves en lignes. Les concurrents sont placés dans des couloirs (généralement 8) et s’affrontent sur trois distances : 200m, 500m et 1000m. Le premier qui franchit la ligne l’emporte. La compétition se fait par élimination directe. Au travers de l’histoire, c’est la Hongrie qui s’impose comme la Nation majeure de la discipline avec pas moins de 180 médailles d’or depuis la création des Championnats du monde en 1938. Pas moins de 12 épreuves composent le programme de courses en ligne aux Jeux Olympiques.

    Le slalom n’est au programme olympique que depuis 1992 et les Jeux de Barcelone, après une démonstration en 1972 à Munich. Les courses en lignes sont, pour leur part, au programme depuis 1936 et les Jeux Olympiques de Berlin.

    A Londres, les épreuves en ligne se dérouleront à Eton Dorney, tout près du Château de Windsor sur l’un des meilleurs parcours au monde.

    Rétro 2008 : La désillusion de Tony Estanguet. Pékin devait être le théâtre de sa consécration ultime. Porte drapeau et double champion olympique en titre en C1, Tony Estanguet se présentait 

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    comme le favori logique à sa propre succession malgré la présence de son éternel rival, le Slovaque Michal Martikan. Pourtant sur le plan d’eau de Schunyi, le Palois va vite déchanter et comprendre que ses Jeux Olympiques de Pékin ne sont pas pour lui. Incapable de sentir les courants chinois, il rame et ne parvient à suivre la cadence de son rival. De duels épiques, il n’y aura point. Profitant des mésaventures du Français (éliminé en demi-finale), également affecté par son rôle de leader de l’équipe de France à Pékin, Martikan glisse vers la victoire et décroche ainsi son second titre olympique après celui obtenu en 1996 à Atlanta (USA). A 29 ans, il rejoint Tony Estanguet au nombre de médaille d’or aux Jeux Olympiques et poursuit l’hégémonie, des deux hommes aux JO, commencée en 1996, il y a 12 ans.

    Les stars : Pavol et Peter Hochschorner. Difficile de ne pas citer les deux frères Slovaques à l’heure d’évoquer les favoris pour le C2 masculin aux prochains Jeux Olympiques de Londres. A 33 ans, les jumeaux de Bratislava sont les triples champions Olympique en titre. Excusez du peu. Sur le plan d’eau londonien, on se demande qui pourra mettre à mal leur outrageuse domination et les empêcher de décrocher une quatrième médaille d’or consécutive. Une performance qui serait un exploit inédit puisque jamais un sportif professionnel n’a conservé son titre sur une période aussi longue. Accessoirement, Pavol et Peter sont champions d’Europe et du Monde en titre.

    L’homme à suivre : Tony Estanguet, la dernière rivière. Ce sera le temps fort de ces Jeux olympiques tant pour le camp français que pour le petit monde du canoë-kayak. Au cœur de cet été 

    Estanguet à Quingdao

    londonien dans la rivière olympique, Tony Estanguet disputera sans nul doute sa dernière compétition d’envergure, ses derniers Jeux Olympiques. Une réunion à laquelle il participera pour la quatrième fois consécutive. Les plus beau au regard de leur difficulté car c’est peu dire que le pâlois en a bavé pour obtenir son ticket. Dans son bassin pâlois, le français a du aller chercher au plus profond de lui-même pour se sortir des terribles sélections nationales et écarter le bateau du champion du monde Denis Gargaud. Mal embarqué à l’issue d’une première course marquée par une porte ratée, Tony Estanguet a su se remobiliser pour remporter les deux courses suivantes juste devant son jeune rival. Plus qu’une qualification, Tony estanguet a prouvé qu’il était bien le plus grand céiste français de l’histoire. A Londres, il disputera donc ses quatrièmes Jeux Olympiques et tentera de remporter un troisième titre après ceux de 2000 et 2004.

    Le Français : Deux pour le prix d’un. Ce n’est pas forcément ceux que l’on attendait mais ils sont là et ont gagné leur billet avec biro. Matthieu Pêché et Gauthier Klauss sont sortis de l’eau là où on ne voyait que le duo Lefèvre- Gargaud et leur douce mais finalement impossible pari (aucun des deux ne s’est qualifié pour Londres) de doubler individuel et équipage. C’est finalement des spécialistes des vrais qui l’ont emporté sur les individualités et le talent. Attention, il ne faut pas croire que Pêché et Klauss n’en disposent pas, loin s’en faut. A 24 ans, les deux hommes, nés à Epinal, forment un vrai couple comme le C2 n’en avait plus connu depuis les Biau-Daille, Forgues-Adisson ou Derley-Saïdi. C’est d’ailleurs sous la houlette de ce dernier que les deux amis s’entrainent. Voilà neuf ans qu’ils construisent leur association et rêvent secrètement de la grande messe olympique. Un rêve qu’ils vont maintenant vivre dans une discipline où les deux amis évolueront dans l’ombre du couple stars slovaques, les frères triple champions olympiques Hochschorner (voir précédemment). Un couple qu’ils avaient battue lors de leur seul podium mondial à l’heure actuelle. C’était l’année dernière à l’Argentière-la-Bessée.

    Bon à savoir : Dans les premiers moments de la compétition, les épreuves de canoë-kayak, slalom se déroulaient en eau calme, avant de se dérouler sur les rapides en eaux vives.

    Chiffre : 8. Avec 8 médailles d’or olympiques sertis de 4 d’argent, Birgit Fischer est sans aucun doute possible, la plus grande kayakiste de l’histoire. Née à Brandenbourg-sur-la-Havel dans le Nord-Est du pays dans la région de Brandenbourg en 1962, l’Allemande est la seule championne à avoir détenir une médaille d’or sur 6 olympiades différentes, record qu’elle partage avec l’escrimeur hongrois des années 30 à 60, Aladar Gerevich. Sa fabuleuse moisson démarre à 1980 à Moscou. Alors âgée de 18 ans, elle remporte le titre en K1. Bien qu’elle ne défende pas son titre 4 ans plus tard à los Angeles, l’ogresse reprend sa marche triomphale en 1988 à Séoul (CDS) où elle est sacrée en K2 et K4 (elle n’obtient que l’argent en K1). A Barcelone, elle renoue avec l’or en K1 avant d’enchainer 3 titres consécutifs en K4 de 1996 à 2004. Cette année là après sa démonstration Athénienne, elle est élue sportive allemande de l’année, une récompense pour cette dame au kayak. Avec ce palmarès exceptionnel, elle est la seconde sportive la plus récompensée derrière la gymnaste russe Larysa Semyonovna Latynina.

    Birgit Fischer
     
    Christopher Buet

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