• london_2012_logo300px-Boxing_pictogram.svg

    C’est quoi ? Il faut savoir que la boxe olympique et la boxe sont deux disciplines extrêmement différentes. Ainsi à tous les néophytes ou habitués des combats pour les ceintures WBC, WBA et autres IBC, oubliez les 12 rounds traditionnels. Lors des Jeux olympiques, la  boxe s’organise sous la forme d’un tournoi composé de matches à élimination directe. Ces matches sont divisés en trois rounds de 3 minutes, chaque round étant séparé par une pause de 1 minute. La victoire se désigne aux points. Le boxeur ayant inscrit le plus de points au bout du troisième round l’emportent. Le comptage des points est lui aussi bien spécifique dans la mesure où le boxeur pour marquer doit non seulement toucher avec la surface blanche placé sur son poing, soit la tête, soit le corps de son adversaire, aucun coup sous la ceinture n’est toléré, mais en plus sa touche se doit d’être validée par au moins 3 des 5 juges observant le combat et ce de manière simultanée. Au rayon des participants, on dénombrera 10 catégories différentes à Londres (une de moins qu’à Pékin), allant des mi-mouches (-46 kg) au super lourds (+91 kg), en passant par les mouches (49-52 kg), les coqs (52-56 kg), les légers (56-60 kg), les super-légers (60-64 kg), les mi-moyens (64-69 kg), les moyens (69-75 kg), les mi-lourds (75-81 kg) et les lourds (81-91kg).

    Rétro 2008 : A Pékin, ce sont bien les français qui ont fait vibrer la salle de boxe des Jeux Olympiques.

    Alexis Vastine dévasté

    A force de combats haletants, d’abnégation et d’injustice, ils ont captivé les observateurs grâce à un peu d’eau sur un visage et une signature unique. Alexis Vastine, les larmes du désespoir. Qui a pu oublier les cris sourds d’Alexis Vastine au sortir de sa demi-finale perdue injustement à Pékin en 2008 ? Qui a pu oublier ces « Ils n’ont pas le droit ! » hurlé aux oreilles de son entraineur, cette tristesse déchirée et déchirante d’un boxeur floué et privé de « sa » finale olympique. C’est évènement a marqué la carrière du jeune boxeur alors âgé de 21 ans sans pour autant l’empêcher d’aller arracher aux poings une belle médaille de bronze.

    Daouda Sow

      La croix de la fierté. Mais voilà, c’est d’or que le Normand aurait voulu se parer. Un or que Daouda Sow et Khedafi Djelkir ont pu effleurer sans jamais pouvoir l’accrocher. Tous deux arrivés en finale, ils n’ont rien pu faire contre leurs vis-à-vis respectifs. Mais en guerrier fier, ils n’ont pas renoncé et ce sont battus. Et malgré la défaite, c’est davantage l’honneur et la fierté d’avoir rallier une finale olympique qui primait plus que d’avoir pu succéder à Brahim Asloum, dernier français vainqueur d’une médaille d’or olympique en boxe ; c’était à Sydney en 2000. Une fierté saluée d’une croix, bras croisés sur le torse.

    La Star : La Femme. D’accord, il ne s’agit pas d’une star comme les autres mais comment ne pas la désigner comme star de ses Jeux Olympiques de Londres. En effet, pour la première fois dans l’histoire de la discipline, les femmes seront autorisées à combattre dans un tout nouveau tournoi olympique. En présentation lors de l’édition 1904 qui avait vu l’introduction de sa version masculine, la boxe féminine se prépare donc à faire sa grande première à Londres. La lumière et les coups ne sont pas réservés à ses messieurs, ses dames ont aussi des arguments et elles seront assurément les grandes stars de ces Jeux Olympiques 2012. Après 108 ans, la parité va être rétablie.

    Le Français : Tony Yoka, lourds espoirs. C’est un cas presque unique dans le paysage de la boxe française. Un phénomène comme on n’en voit que tous les 50 ans. Culminant à presque 2m, Tony Yoka est un ovni débarqué des Yvelines et qui a explosé aux yeux du monde un jour d’été 2010 du côté de Singapour. Alors 

    Tony Yoka

    engagé aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse, le jeune homme écrase la concurrence et remporte la médaille d’or des poids lourds. Plus que sa taille ou son poids (105kg) rappelant un certain Teddy Riner par sa démesure, c’est la boxe du chantelouvais qui interloque. Difficile de résister à cet alliage presque surréaliste de puissance et de fluidité saupoudrée d’une vitesse rare dans ce genre de catégorie. « C’est un vrai plaisir, quand Tony boxe, un véritable spectacle artistique » s’enthousiasme le président de son club de boxe aux Mureaux. Affuté comme rarement, Tony Yoka a obtenu avec brio sa qualification pour les prochains Jeux Olympiques…au grand dam de ses adversaires. Car à Londres et malgré ses 21 ans, c’est bien l’or que le jeune homme visera.

    Bon à savoir : Dans la Grèce Antique, à l’époque des premiers Jeux Olympiques, les boxeurs étaient reconnus et appréciés pour leur style défensif, un style de combat nommé atravmatistos, en d’autres termes un style de combat fair-play.

    Chiffre: 243, c’est le nombre de paires de gants qui seront utilisés durant l’ensemble de la compétition.

     

    Christopher Buet


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique