• La garde impériale nippone

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    Ils s’appellent Hiroshi Kiyotake, Takeshi Inui ou encore Shinji Kagawa. En l’absence de la star du CSKA Moscou Daisuke Honda, ils seront les nouveaux généraux des Blue Samurai du Japon et représenteront la principale menace pour les hommes de Didier Deschamps, ce soir au Stade de France.

    Malgré un bilan positif face au Japon (4 victoires en 5 matches officiels), la France se méfie grandement de cet adversaire inconnu du grand public. L’ennemi numéro 1 a déjà été identifié. Il s’agit de Shinji Kagawa. A 23 ans, celui qui vient de signer à Manchester United cet été cristallise l’attention. Clément Chantôme, qui a pu l’affronter  en octobre 2011 en Ligue Europa, explique pourquoi le natif de Kobe impressionne tant. « Il nous avait tous impressionnés. Dans le vestiaire, on avait tous retenu son nom. Il a tout : simplicité, vitesse, technique. Il a une qualité technique qui facilite et accélère le jeu de son équipe. » note le milieu de terrain du Pars Saint-Germain. Didier Deschamps ne peut que donner raison à son à son joueur. « Il a beaucoup d’aisance technique, il sait garder le ballon, mais a aussi beaucoup d’habileté dans la passe. » complète le sélectionneur.

    La trinité du Cerezo Osaka

    Mais l’ancien joueur du Borussia Dortmund n’est pas la seule menace que rencontrera l’équipe de France. Privé de Keisuke Honda, touché au mollet, le sélectionneur italien du Japon Alberto Zaccheroni va profiter de l’occasion pour reforger un trident qui a pourfendu la nation nipponne le temps d’une saison en 2010. L’histoire du Cerezo Osaka démarre en 2009. Alors en deuxième division japonaise, la « Fleur » du Sud du Japon va se balader en championnat. Symbole de la renaissance du club, Kagawa (ndlr : il arrive en 2006 année de la descente du Cerezo en D2) trouve en Takeshi Inui, son parfait complément. Ensemble, le Japon a découvert en vrai la mythique « Paire en or » d’Olive et Tom (dessin animé japonais). Comme entre Olivier Atton et Ben Becker, la magie opère. Kagawa va survoler son sujet inscrivant la bagatelle de 26 buts auxquels il ajoutera 16 passes décisives. De son côté, Inui se distinguera avec 20 buts et 14 passes décisives. S’appuyant sur ces deux solistes, le Cerezo termine deuxième et remonte en J-League (D1 japonaise). L’année suivante, la paire se transformera en trident avec l’arrivée de Hiroshi Kyotake. L’entente entre les trois hommes sera telle que le promu se qualifiera pour la Ligue des Champions asiatique.

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    Depuis, le trio s’est séparé. Sa mission accomplie au Japon, Kagawa s’envole pour Bochum puis la Ruhr où il participera à la renaissance du légendaire Borussia Dortmund, en remportant la Bundesliga 2011 et 2012. De son côté, Takeshi Inui commence à se faire un nom. Lui aussi parti en Allemagne, il porte à lui seul le surprenant Eintract Francfort, deuxième de Bundesliga, juste derrière le Bayern Munich. A 22 ans, Hiroshi Kiyokate découvre lui seulement la Bundesliga, nouvel Eldorado nippon, avec Nuremberg. Zaccheroni ne devrait donc pas résister à l’idée de les réunir à nouveau. « Ces trois-là se connaissent par cœur, ils ont joué ensemble deux ans avant que Kagawa ne rejoigne l'Europe. ». Un passé commun qui pourrait faire la différence à l’heure d’affronter une équipe de France qui évoluera avec 8 joueurs à vocation défensive. Derrière Havenaar, les trois généraux nippons sont prêts à mener la charge.

    Christopher Buet


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