• L'embellie se poursuit

    Italie-France

    Pas franchement convaincante dans le jeu, l’équipe de France aura su faire preuve d’un réalisme et d’une froideur toute italienne pour l’emporter à Parme face à l’Italie (2-1). Ce succès confirme ainsi l’éclaircie apparue en octobre à Madrid.

    Cette seconde période maitrisée et ce but d’Olivier Giroud aux confins du temps additionnel face à l’Espagne n’étaient finalement pas un mirage. Même s’il s’agit d’un match amical et que l’Italie ne goûte guère à cet exercice (ndlr : elle reste sur 5 défaites consécutives en amical), la Squadra Azzura peut en attester, cette France-là ne rigole plus.

    Pourtant, tout avait mal commencé pour les hommes de Didier Deschamps. Après une première demi-heure aussi insipide où seul Mario Balotelli aura su sortir de sa torpeur le public du confidentiel Ennio Tardini de Parme avec une frappe sèche sur la barre transversale (10ème), Français et Italiens ont décidé de se réveilleur. Sortant de leur torpeur, ce sont les locaux qui firent en premier la différence. Sur un contre limpide, El-Shaarawy se rappelait au bon souvenir de la défense française. Idéalement servi par Marchisio, l’attaquant du Milan AC trompait Lloris, concrétisant la domination d’une Italie s’appuyant sur la paire Maggio-Cadreva à droite. Ironie du sort, c’est de ce côté que les hommes de Cesare Prandelli allaient céder. Dans la foulée du but, Mathieu Valbuena se jouait de deux défenseurs avant d’envoyer le ballon dans la lucarne de Sirigu, pour inscrire le premier but français face à l’Italie depuis Sidney Govou en 2006. Le public qui quelques secondes auparavant s’était embrasé sombrait dans le silence.

    Sans être brillante, cette équipe de France démontrait beaucoup de caractère. La signature de Didier Deschamps. Un sélectionneur qui allait de nouveau se distinguer par son coaching. Après Giroud en Espagne, l’ancien technicien turinois lançait Menez et Gomis à la place des fantomatiques Ribéry et Giroud (62ème). Une option gagnante puisque les deux hommes étaient à l’origine et à la conclusion du second but tricolore. Sur la gauche, le Parisien centrait pour Evra dont la frappe dévissée atterrissait dans les pieds de Gomis qui n’avait plus qu’à pousser pour inscrire son 3ème but en sélections, son premier depuis 2008 (2-1, 67ème). Lançant Pirlo ou Jovinco, l’Italie prit alors d’assaut la surface française sans succès.

    Après un nul encourageant arraché en Espagne, la France s’offre une victoire de prestige en Italie, où elle n’avait plus gagné depuis 1994, la troisième de son histoire. Un succès pas anodin qui entretient la nouvelle dynamique positive du football français.

    Christopher Buet


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