• Gerardo Martino, le nouvel architecte du FC Barcelone

    Gerardo Martino

    Nouvel entraineur du Barça pour les deux prochaines années, Gerardo Martino est un technicien au passé bien garni, reconnu pour le succès de ses méthodes.

    Gerardo 'Tata' MartinoVisage de bon père de famille surmonté d’une crinière argentée, Gerardo Martino salue la foule, les yeux emplis d’émotions. A 50 ans, cette ancienne gloire du football argentin a annoncé qu’il allait quitter les Newell’s Old Boys, son club de cœur. Pour lui avoir apporté un titre en ce mois de juin 2013 et joué près de 15 ans sous ce maillot rouge et noir, le peuple de Rosario l’acclame.

    Quelques semaines plus tard, Gerardo Martino vient d’accepter la lourde tâche de perpétuer le cycle victorieux du FC Barcelone, initié depuis 2006 par Frank Rijkaard et pérenniser par Pep Guardiola à partir de 2009. Si son arrivée est due au départ forcé de Tito Vilanova, victime d’une rechute de son cancer à la glande parotide, elle n’en répond pas moins à une certaine logique.

    La politique catalane

    Surprenante pour le grand public, cette nomination confirme la ligne de conduite adoptée par la direction catalane depuis une décennie. Quand il a débarqué en 2003, Frank Rijkaard avait pour seule expérience en club un court passage au Sparta Rotterdam conclu par une relégation. En 2008, Joan Laporta a choisi de miser sur Pep Guardiola qui n’avait jamais été à la tête d’un effectif professionnel, tout comme Tito Vilanova en 2012. Martino, lui, a plus de vécu sur un banc que tous ces hommes mais il ne connaît pas l’Europe.

    Le fils spirituel de Marcelo Bielsa

    Marcelo BielsaL’homme ressemble à Marcelo Bielsa, l’entraîneur de l’Atletic Bilbao. Même allure, mêmes mimiques, même exigence tactique. Dépositaire du jeu de Bielsa aux Newell’s Old Boys (comme l’était Guardiola dans la Dream Team de Cruyff), Martino s’est approprié les valeurs prônées par « El loco (le fou) ». Ses équipes (en 4-3-3) imposent systématiquement un pressing très haut.

    Rigoureux, il aime aussi le beau jeu. Sous sa conduite, les Newell’s Old Boys ont remporté le tournoi de clôture avec la meilleure attaque (40 buts en 19 matches). Le style? Le « toque », ce jeu fait de redoublement de passes courtes et rapides, pratiqué en Catalogne.

    Le choix de Messi

    Messi-XaviLionel Messi n’est pas étranger au recrutement de son compatriote. Le quadruple Ballon d’Or, déjà sondé par son président lors de l’achat de Neymar, a milité en faveur de Martino. « C'est un grand entraîneur et nous avons tous vu ce qu'il a fait dans le championnat de clôture, la façon dont ça a fini et comment il a géré la situation. Il a pris l'équipe, il l'a fait bien jouer, et tout le monde le respecte pour ça », explique le Barcelonais dans Olé. Comme Messi, il est né à Rosario et a joué pour les Newell’s Old Boys. Légende vivante (une tribune du stade porte son nom), l’ancien milieu relayeur était l’idole du père de « La pulga ».

    Un entraîneur à succès

    Martino s’est construit sa réputation remportant par trois fois le championnat national avec le Club Libertad (2002 et 2006) et Cerro Porteno (2004) au Paraguay. Lors du second titre avec le Libertad, son équipe est allée jusqu’en demi-finale de la Copa Libertadores (la Ligue des Champions sud-américaine, ndlr). Une performance que le meilleur entraineur d’Amérique du Sud en 2007 a réédité la saison dernière à la tête des Newell’s Old Boys, avec qui il a gagné le tournoi de clôture argentin.

    Avant de rentrer en Argentine, il avait été sélectionneur du Paraguay durant 3 saisons, atteignant les quarts de finale de la Coupe du Monde 2010 et la finale de la Copa America en 2011.

    Il a joué à Barcelone

    Auteur de plus de 450 matches avec les Newell’s Old Boys et élu meilleur joueur de l’histoire du club argentin, Martino a fini sa carrière à… Barcelone. Précisément le Barcelona SC, club créé, en 1925, sur le modèle du champion d’Espagne par des socios catalans, installés à Guayaquil, capitale économique de l’Equateur.

    Il fait confiance aux jeunes

    Surnommé « Tata » pour son côté paternaliste et directif (tata signifie papa dans la campagne argentine, ndlr), Gerardo Martino aime donner sa chance. Pas moins de 14 joueurs formés au club ont participé à la conquête du tournoi de clôture en 2013. Cette confiance accordée aux jeunes ne peut que plaire au Barça, qui axe son avenir sur son centre de formation, la Masia.

    Christopher Buet


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