• handball

    Le handball aurait intérêt à se méfier. A force d’abreuver les foules de compétitions, le risque de lassitude croît. Le constat est dur mais laisse apparaître une réalité aussi claire que les premières lueurs de l’aube. Pour la seule année 2012, le handball s’est donné en spectacle en trois rendez-vous internationaux ou continentaux. Quand le football a vécu son premier rendez-vous majeur depuis deux ans et la Coupe du Monde en Afrique du Sud, avec l’Euro polono-ukrainien, le handball a ainsi organisé un Championnat d’Europe en Serbie en début d’année 2012, des Jeux Olympiques à l’été et remet le couvert ce mois-ci avec les Championnats du monde en Espagne. Une orgie de compétitions qui pourrait à terme nuire au rayonnement de ce sport. Si le sélectionneur de la France Claude Onesta assure que « plus souvent on est en scène, plus souvent on répond au besoin du hand », il en oublie que dans une société fondée sur la culture du zapping et du faussement nouveau, l’indigestion n’est jamais loin. « Dans l’état actuel du handball, la lumière doit être allumée tous les ans sinon la piste de danse risque de refroidir rapidement. » métaphorise Philippe Bana, le Directeur Technique National. Un calcul risqué. Là où les autres sports collectifs mondiaux (football, rugby, basket, hockey sur gazon ou volley) ont tous édifié une arche mondiale quadriennale, magnifiant ainsi la notion de mythe en raréfiant les échéances, le handball a pris le pas inverse, au risque de banaliser les exploits et surtout d’écœurer son gourmand public.

    Christopher Buet


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  • François Hollande prendra officiellement ses fonctions de président de la République mardi 15 mai. Parmi les grandes lignes de son programme, la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million d’euros. Une perspective qui inquiète les footballeurs professionnels au salaire souvent mirobolant.

    Est-ce le début de la taxation drastique des revenus des footballeurs de Ligue 1? Cette question agite la communauté du ballon rond, quelques jours après l’élection de François Hollande et quelques jours avant son investiture. En effet, l’une des premières promesses du candidat socialiste s’il était élu était de taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d’euros. Ce qui concerne, en plus des riches concitoyens, les footballeurs professionnels.

    Selon l’économiste du sport Frédéric Bolotny, « cette mesure pourrait toucher entre 50 et 100 joueurs de Ligue 1, soit 15 à 20% de l’ensemble des footballeurs. » Exemple au PSG, où Javier Pastore (350 000 euros brut par mois), Nenê (335 000), Diego Lugano (330 000), Mamadou Sakho (320 000) ou encore Kévin Gameiro (280 000) seraient concernés par cette mesure. Mais d’autres clubs comme Marseille Lyon ou Lille seraient également touchés.

     Si le président récemment élu a estimé entre 200 et 300 millions d’euros les gains de cette taxation, le championnat français pourrait, lui, connaitre des pertes importantes. En effet, les équipes française auraient plus de mal à attirer des stars étrangères, ce qui était déjà compliqué. On imagine donc facilement la tête que font les Qataris au PSG. De plus, les joueurs surtaxés pourraient quitter la France vers des destinations plus clémentes fiscalement parlant. Christophe Hutteau, l’agent de l’international de Mathieu Valbuena, l’assure : « Des joueurs m’ont appelé dès le résultat de l’élection pour me dire qu’il fallait se pencher sur leur avenir parce qu’ils n’envisagent pas d’être imposés à 75%, certains pensent déjà à partir. D’autres agents ont eu la même réaction de la part de leurs joueurs. »

     « Ce n’est pas vraiment le bon timing »

    Comme un malheur n’arrive jamais seul, cette mesure ne tombe pas au bon moment pour un football français se remettant péniblement de la honte de la Coupe du Monde 2010, qui avait entrainé une baisse de la fréquentation des stades. En plus d’un certain désamour du public. Frédéric Bolotny soupire : « Ce n’est pas vraiment le bon timing pour cette mesure. Avec l’Euro 2016 à l’horizon, il y avait un élan d’optimisme. Cette mesure sonnerait comme un sérieux coup d’arrêt. »

    Concernant le vote de cette loi, il va d’abord falloir attendre les législatives les 10 et 17 juin 2012. Et pour l’instant, ce n’est pas sur que le Parti socialiste aura une large majorité à l’Assemblée nationale. Cependant, Valérie Fourneyron – député-maire de Rouen et possible future ministre des Sports –, interrogée par Europe 1, assurait que cette mesure sera appliquée « dans la première année » du mandat du nouveau président. La Ligue 1 ne devrait donc pas connaitre une vague de départ cet été… Mais en 2013 ?

    Raphaël Hudry


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  • Pour la 33e journée de Ligue 1, Sochaux s’est incliné 6-1 sur la pelouse du Parc des Princes face à Paris. A cinq journées de la fin du championnat, le club reste à deux points du leader Montpellier mais rattrape son retard de buts. Une victoire qui annonce une fin de saison enflammée.

    Appelez les pompiers ! Dimanche, Paris a littéralement mis le feu à la défense Sochalienne. Six buts inscrits, une place de meilleure attaque de Ligue 1 retrouvée, et le club de la capitale reste à deux points de Montpellier tout en rattrapant une différence de buts qui lui était défavorable. En effet, le PSG ne compte désormais plus qu’une réalisation de retard sur son rival, alors qu’il y avait une différence de six buts entre les deux clubs avant le match. Un écart qui semblait impossible à rattraper, et puis Sochaux s’est retrouvé sur le grill.

    C’est Javier Pastore qui allume la mèche dès la sixième minute, après une bonne action personnelle dans la surface, et inscrit le premier but. Mais, comme à son habitude, le PSG recule et laisse Sochaux égaliser cinq minutes plus tard d’une tête de Maïga (1-1, 11e). Une tête brûlée, évidemment.

    Alors qu’on se dit que le PSG va retomber dans ses travers et griller une nouvelle chance de coller à Montpellier, ce diable de Nene redonne l’avantage à son club grâce à une passe décisive pour Thiago Motta (2-1, 25e) puis en inscrivant lui-même un doublé (55e et 60e). Le Brésilien embrase le Parc des Princes et carbonise les espoirs sochaliens. Mais ça sentait déjà le roussi pour les visiteurs, car entre-temps Ménez avait ajouté une bûche à la cheminée (3-1, 44e). Enfin, Armand inscrit le dernier but (6-1, 90e). Le Parc peut exploser.

    La défense sochalienne a pris l’eau, mais pas assez pour éteindre l’incendie. Et malgré le froid, le Parc est devenu un enfer pour les joueurs de Sochaux. Les Parisiens savent pourtant que cette victoire ne leur assure pas pour d’être champions, loin de là. Ils n’ont d’ailleurs pas flambé après ce match, comme pour signaler que le plus important reste à venir.

    En effet, le PSG – comme Montpellier – va rencontrer Rennes et Lille, des équipes de durs à cuire. Les Nordistes, troisièmes, ne sont qu’à cinq points du club de la capitale et peuvent encore rêver du titre. Lequel de ces clubs résistera le mieux à la pression du sprint final ? Quels joueurs sont les plus cramés physiquement ? Dans tous les cas, la fin de ce championnat 2011-2012 s’annonce endiablée.

    Raphaël Hudry


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  • C’est une inquiétude qui s’était évaporé de nos esprits et qui en une fraction de seconde s’est de nouveau immiscé dans nos pensées. Ce week-end, la peur est venue nous rappeler qu’elle n’était jamais loin et que la mort pouvait frapper à chaque instant. C’est en Italie qu’elle a frappé et a sonné un monde du sport endeuillé.

    On joue la 31ème minute entre Pescara et Livourne quand Piermario Morosini s’effondre sur la pelouse en marge de l’action. Son cœur vient de s’arrêter et ne repartira malgré les efforts des médecins. Si dans le pays de la Botte, un véhicule de police gênant l’intervention des secours et leur accession au terrain, le problème réside bien dans cette mort, certes tragique mais énigmatique et porteuse d’une  grande inquiétude. En effet, comment un jeune homme, sportif de surcroit, âgé de 25 ans peut-il ainsi succomber à une crise cardiaque ? La question demeure sans réponse mais interroge à l’heure où ses faits censés s’avérer exceptionnels tendent à se multiplier.

    Le traumatisme Puerta

    Le plus célèbre de ceux-ci remonte à 2003. Le 26 juin, à l’occasion d’un match entre le Cameroun et la Colombie lors de la Coupe des Confédérations, le milieu Marc-Vivien Foé s’écroule sur la pelouse de Gerland. Plus tard, il lui sera découvert une malformation cardiaque d’origine congénitale. Ce cas n’est que l’un des nombreux autres qui ont émaillé le sport mondial et en particulier le football. Sans distinction, on peut citer Miklós Fehér (24 ans), ancien international hongrois de Benfica en 2004, Victor Alfonso Gerrero, joueur colombien de 17 ans décédé en 2006 sur le terrain, sans oublier Mariano Puerta. Ce joueur espagnol évoluant au FC Séville était tombé sur le terrain face à Getafe avant d’être ranimé et de faire 4 nouveaux arrêts cardiaques et de succomber de ces complications 3 jours plus tard. Une mort qui avait choqué un sport espagnol au fait de sa gloire. Plus récemment, c’est au cas de Fabrice Muamba que ce décès de Morosini fait écho. Pour mémoire, le milieu de terrain de Bolton s’était allongé sur le terrain de Tottenham avant d’être pris en charge par les services médicaux et de finalement s’en sortir après avoir été déclaré mort pendant 78 minutes.

    Un miracle qui ne doit pas éluder le vrai malaise. Car le football est loin d’être le seul touché par ce « fléau ». Il y a 17 ans, Eric Moisse, alors troisième-ligne du Stade Bordelais décède après une crise cardiaque survenue en plein match. En 2009, le handball se voyait lui doublement endeuillé avec la mort du tout jeune capitaine de l’équipe de France des moins de 16 ans, Maxime Candau. Peu avant, l’espoir allemand Sebastian Faisst (20ans) avait lourdement chuté au centre du terrain sans pouvoir être ranimé.

    Un mal générationnel

    Les cas ne manquent donc pas et pose la question du sport de haut niveau. En effet, avec cette série de décès inquiétante touchant des individus jeunes en bonne santé et médicalement encadrés, c’est le spectre de menaces insidieuses qui pointe. Sans parler du dopage, problème évident et cause probable de plusieurs cas, on peut aussi se demander si les exigences, les attentes, les cadences infernales ne sont pas des origines tangibles à ce mal. En effet, la pression mise sur les sportifs professionnels tend à s’intensifier et peut justifier ou tout du moins expliquer ces comportements à risques (dopage) et ces décès prématurés.

    Si rien n’est sûr et ces pistes seulement hypothétiques, elles sont révélatrices d’un fléau semblant n’affecter que le sport professionnel et ses sections. Sans le vouloir, Piermario Morosini a réveillé une blessure déjà bien ouverte et douloureuse. Alors que le sport s’inquiète de son poul l’Italie pleure ce nouveau mort.

    Christopher Buet


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  • Il y a des poissons d'avril réussis, drôles parfois. Mais il y en a d'autres qui sont déplacés voire proprement scandaleux (ah oui oui). C'est ce que nous a offert l'US Saint-Malo sur sa page officielle Facebook ce weekend.

    Sur les coups de 11h dimanche, le club breton annonçait fièrement la signature pour un an et demi de Mickael Pagis, ancien élégant buteur de Sochaux, Marseille, ou encore Rennes. C'est d'ailleurs au sein du Stade Rennais que le "retraité" prépare ses diplômes d'entraineur. Le choix de rechausser les crampons dans la cité corsaire etait donc plausible. St-Malo est solide leader de son groupe de CFA 2 depuis des mois, la montée de profile, le club s'est restructuré, a des moyens avec à sa tête un riche homme d'affaire de la région (Roland Beaumanoir). Mais apparemment, le président malouin n'a pas une cellule communication encore bien performante. Comment a-t-on pu faite croire aux 600 "supporters Facebook", l'arrivée d'un attaquant de grand talent ? Pagis avait deja été pressenti cet été pour entraîner l'equipe première, cette rumeur ne semblait pas infondée surtout que d'après nos informations voilà quelques semaines que les deux parties sont en contact. Alors pourquoi faire ça ? Dans quel but ? Faire de faux espoirs a ses supporters ? En ramener de nouveaux ? La fréquentation du stade de Marville est en progrès constant. Grâce à un jeu et des résultats retrouvés cette saison. Ce n'est certainement pas comme ça que l'USSM va s'attirer un nouveau public.


    Alors en guise de "consolation", les "communicants" malouins ont annoncé l'organisation d'un match du Variété club de France dans leur enceinte. Mais ont-ils réfléchi a leurs supporters ? Quel est le choix le plus judicieux ? La signature d'un buteur performant pour renforcer un futur promu en CFA (ce qui manque actuellement au sein de l'equipe fanion) ou accueillir un match caritatif avec des champions bedonnants et moins rapides que Diego Lugano ? Désolé mais dans mon cœur de supporter, le choix est fait. Ou était fait...

    Alors bien sûr le lectorat parisien va copieusement se foutre de cet édito, mais cette communication amatrice était a dénoncer !

    Allez l'US tout de même !

    PHD


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