• Capelissimo !

    Dans le sillage d’un Diego Capel flambloyant et buteur, le Sporting Portugal s’est imposé 2-1 face à l’Athletic Bilbao dans cette demi-finale d’Europa League. Malmenés et dominés, les Basques s’en tirent bien.

    Après trente minutes de jeu, un constat : Bilbao déjoue. Gêné par le pressing portugais, dépassé par la vivacité de leurs adversaires, les Basques n'y sont pas. Devant son banc, Marcelo Bielsa est inquiet. A raison. Les supposés favoris de cette Europa League ne sont pas dans un bon soir. Van Wolfswinkel, sur un centre en retrait de Capel, est déjà tout proche de donner l’avantage à son équipe dès le début du match (9e). Mais voit sa frappe passer tout près du poteau d’Iraizoz. Cinq minutes avant, le gardien basque avait déjà dû s’employer pour repousser un coup-franc surpuissant d’André Martins. Alors pour s’en sortir, l’Athletic fait le dos rond. S’en tient aux fondamentaux. Des passes, encore des passes. Et reste menaçant sur quelques éclairs de Susaeta et d’Itturaspe. Muniain, complètement effacé, traverse le premier acte tel un fantôme. Sur une contre-attaque rondement mené par l’excellent Capel, Insua mange la feuille dans la surface et trébuche, sûrement perturbé par une taupe portugaise (45e). 0-0 à la pause. Immérité aux vues des bonnes intentions des locaux.

    Diego Capel Sporting-BilbaoLa deuxième mi-temps part sur les mêmes bases. Agressifs et conquérants, les rayés verts et blancs jouent bien. Jouent justes. Capel, intenable, fait tourner en bourrique Aurtenetxe. Qui se venge en ouvrant le score, à la reprise d’un coup-franc mal dégagé par Insua (54e). L’esprit de Stamford Bridge veille sur les troupes de Bielsa.

    Pire, quatre minutes plus tard, Amorribieta trouve, sur corner, le montant droit de Rui Patricio. Silence à l’Estádio José Alvalade. Galvanisé, Bilbao se remet à son œuvre, entamé au tour précédent face à Schalke et encore avant contre Manchester United. Celle d’un football plein de finesse et de technique. Sans la maitrise. Suffisant contre des Portugais sonnés par un scénario injuste.

    Mais même touché, le Sporting n’abdique pas. Van Wolfswinkel, de la tête à cinq mètres loupe l’égalisation sur un caviar signé Izmailov (69e). Avant qu’Insua n’égalise d’un coup de tête rageur en reprenant un énième centre de Capel. L’ailier, formé à Séville, ajoute à son match déjà énorme un coup de pétard de 20 mètres pour redonner l’avantage à son équipe (80e). Le virevoltant Diego peut sortir du terrain sous les vivas de la foule. Le temps de s’assoir pour voir Carrillo, entré en cours de jeu, manquer le but du K.O d’une frappe trop imprécise (84e).

    Dans une semaine, la cathédrale de San Mamès accueillera certainement les deux plus belles équipes de cette compétition. Un duel au goût de finale. On en salive déjà. Diego Capel aussi.

    Nicolas Sarnak


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