• Au rayon des pertes et profits

    armstrong

    Nous n'en avions pas parlé, il est temps de réparer cette erreur. Quelques semaines après les révélations de cette affaire,  nous ne l'aborderons pas dans son volet judiciaire et sportif, mais nous la traiterons sous l'angle économique.

     

    Déchu de ses Tours de France, Lance Armstrong va également devoir rembourser les primes de victoires qu’il a emmagasinées. Si la somme évoquée apparaît rondelette, elle est en réalité assez insignifiante.

     La Caisse est ouverte. Depuis l’annonce par l’Union Cycliste Internationale (UCI) de le radier à vie du cyclisme et de lui retirer l’ensemble de ses victoires sur la période 1998-2010, Lance Armstrong n’est plus que le maigre titulaire d’un titre mondial et national sur route en 1993 ainsi que d’une 36ème place au Tour de France 1995. Mais s’il a presque tout perdu sportivement parlant, le Texan va à présent devoir satisfaire l’appétit vorace et la rancœur prononcée de créanciers avides de revanche. Car plus que le triomphe à la pédale, l’ancien leader de l’US Postal a amassé une quantité impressionnante de gains pour ses triomphes. Une manne financière que nombre d’entités sportives et d’entreprises souhaiteraient se voir rembourser. En effet, selon le règlement de l’UCI, Lance Armstrong étant destitué de ses victoires, il se voit également priver des gains consécutifs à ces dernières.

    10,78 millions d’euros de dettes

    La première à s’être manifestée sur ce terrain jalonné de billets verts n’est autre que la Fédération Française de Cyclisme (FFC). Fin août, elle a réclamé vertement que le Champion du Monde 1993 sur route s’acquitte de ses dettes et lui restitue les primes touchées lors de ses Tours de France. En outre, la FFC espère récupérer près de 3 millions d’euros (2,95), une somme comprenant primes de victoires d’étapes, succès finaux et sa 3ème place en 2010.

    Mais l’institution française n’est pas la plus gourmande. Ce titre échoit à la compagnie d’assurance américaine SCA Promotions. Spécialisée dans les risques financiers liés aux bonus sportifs, cette dernière avait dû verser, en 2005, 5,8 millions d’euros au coureur américain et à l’US Postal qui avait « parié » sur le futur victorieux de son leader dans le Tour de France. Toujours en lien avec la SCA, Lance Armstrong encourrait une amende s’élevant à 1,15 millions d’euros (ainsi que 

    Lance Armstrong

    30 ans de prison) pour parjure. Il aurait ainsi juré devant la Cour de Justice américaine n’avoir jamais eu recourt à des substances dopantes, d’avoir violé les règles antidopage de l’UCI… Un tissu de mensonges qui pourrait donc lui coûter cher. Le Sunday Times envisage également d’attaquer le Texan. En 2004, deux journalistes du quotidien britannique avait accusé de dopage Armstrong. Ce dernier avait alors intenté un procès à ce dernier avant que les deux parties ne trouvent un accord financier, resté à ce jour secret même si on parlerait de 770 000 euros.

    Au total, Lance Armstrong devrait se délester de quelques 10,78 millions d’euros. Une somme importante mais honteusement ridicule au regard de la fortune accumulée durant ses années de patron du peloton. Aujourd’hui, le compte du fondateur de l’association de lutte contre le cancer Livestrong, plafonnerait à 96 millions d’euros. Ses pertes se chiffreraient donc à environ 11 %. Une larme dans son océan, d’autant qu’à l’heure actuelle, ses principaux sponsors lui ont renouvelé leur fidélité, à commencer par Nike, qui le crédite chaque année de 6 millions d’euros.

    Christopher Buet


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